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Maladie d’Alzheimer : les bons réflexes pour prendre soin de sa mémoire, sans fausses promesses

Paris, septembre 2026 — À l’occasion de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, l’Observatoire B2V des Mémoires fait le point sur les gestes du quotidien qui peuvent contribuer à préserver la santé cognitive. S’il n’existe aujourd’hui aucune méthode permettant d’empêcher avec certitude l’apparition de la maladie d’Alzheimer, de nombreuses études montrent qu’il est possible d’agir sur certains facteurs de risque. Activité physique, alimentation équilibrée, santé cardiovasculaire, vie sociale ou encore stimulation intellectuelle : l’enjeu n’est pas de suivre une recette miracle, mais de multiplier les habitudes favorables à la santé du cerveau tout au long de la vie. 

Prévenir Alzheimer : oui, mais sans fausses promesses

La maladie d’Alzheimer est complexe et ses mécanismes sont encore imparfaitement compris. Les chercheurs s’intéressent notamment au rôle de certaines protéines, mais aussi à celui des facteurs vasculaires, des traumatismes répétés et des phénomènes inflammatoires.

Aujourd’hui, aucun comportement ne permet donc de garantir qu’une personne ne développera pas la maladie. En revanche, certaines habitudes peuvent agir sur plusieurs facteurs de risque et contribuer à renforcer les réserves du cerveau, ce qui pourrait permettre de retarder l’apparition des symptômes.

Voici quelques réflexes simples à adopter au quotidien.

1. Bouger chaque jour

L’activité physique fait partie des habitudes à privilégier pour prendre soin de son cerveau. Elle contribue notamment à agir sur certains facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer, en particulier les facteurs de risque vasculaires. Marcher, faire du vélo, nager, jardiner ou pratiquer une activité sportive : peu importe l’activité choisie, l’essentiel est de bouger régulièrement et de l’intégrer à son quotidien.

2. Prendre soin de sa santé cardiovasculaire

La santé du cerveau est étroitement liée à celle du système cardiovasculaire. Agir sur les facteurs de risque vasculaires, notamment l’hypertension artérielle et le diabète, fait donc partie des pistes de prévention. Plus largement, prendre soin de sa santé générale permet de limiter certains facteurs susceptibles de participer aux mécanismes complexes impliqués dans la maladie. Il ne s’agit pas d’empêcher la maladie d’Alzheimer, mais de mettre toutes les chances de son côté pour préserver son cerveau le plus longtemps possible.

3. Manger varié, sans chercher la recette miracle

Le conseil le plus simple est aussi le plus raisonnable : manger de tout et privilégier une alimentation variée et équilibrée. Plutôt que de rechercher un aliment, une vitamine ou un complément présenté comme un « booster » de l’immunité ou de la mémoire, mieux vaut conserver une alimentation diversifiée. 

4. Protéger son cerveau des traumatismes

Les traumatismes crâniens, et notamment les microtraumatismes répétés, constituent une piste de risque à ne pas négliger. Lors des activités sportives, protéger sa tête lorsque cela est nécessaire est donc un réflexe important. Après un traumatisme crânien ou une commotion, la reprise du sport doit également être adaptée. Ces précautions sont particulièrement importantes dans les pratiques sportives susceptibles d’exposer le cerveau à des chocs répétés.

5. Lire, écrire, apprendre : enrichir sa réserve cognitive

Le niveau d’instruction fait partie des facteurs de risque associés à la maladie d’Alzheimer. Mais cette donnée ne signifie pas que tout se joue à l’école : la réserve cognitive peut continuer à s’enrichir tout au long de la vie. Lire régulièrement, écrire, apprendre de nouvelles choses, pratiquer des activités variées… sont autant de façons de solliciter son cerveau.

Et bonne nouvelle : pas besoin de lire des ouvrages complexes pour stimuler sa mémoire. Des études ont notamment montré que la lecture régulière, y compris de magazines, pouvait contribuer à gommer l’effet associé à une faible instruction.

L’idée n’est donc pas de devenir un champion de la mémoire, mais de rester curieux et actif intellectuellement.

6. Cultiver ses relations et ses activités

Un cerveau qui reste actif est aussi un cerveau qui continue à être stimulé par son environnement. Échanger avec les autres, avoir des activités, participer à la vie sociale, conserver des occupations qui procurent du plaisir et de la motivation sont autant de façons d’enrichir ses réserves. Il n’existe toutefois pas une activité intellectuelle plus efficace que toutes les autres. Jouer toujours au même jeu de mémoire ou chercher à améliorer ses performances dans un exercice précis ne signifie pas nécessairement que l’on protège son cerveau contre la maladie. La variété semble plus intéressante que la recherche de la performance.

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À propos de l’Observatoire B2V des Mémoires

Créé en avril 2013 par le Groupe de protection sociale B2V, l’Observatoire B2V des Mémoires étudie la mémoire sous toutes ses formes : individuelle, collective, numérique… Son Conseil scientifique réunit d’éminents chercheurs en neurosciences et sciences humaines. Les actions menées au sein de ce « laboratoire sociétal » visent à favoriser la prévention à travers deux grands axes : soutenir la recherche et diffuser au plus grand nombre les avancées de la science en vulgarisant l’information scientifique pour faciliter sa compréhension.

Pour ne citer que quelques actions menées par le fonds de dotation Observatoire B2V des Mémoires : la bourse doctorale ; la publication de livres sur le thème de la mémoire ; l’événement grand public La Semaine de la Mémoire ; les podcasts Mémoire, dis-moi qui suis-je ? Et tout sur la mémoire.

www.observatoireb2vdesmemoires.fr 

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