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Crise RH dans l’action sociale et médico-sociale

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Le secteur de l’action sociale et médico-sociale fait face à une crise RH forte : difficultés de recrutement, absentéisme élevé, turn-over important, temps partiels subis, contrats courts, amplitudes horaires importantes et métiers encore trop peu valorisés.

Staff & Go, le SIRH français ultra-modulaire dédié aux TPE-PME, a mené l’enquête* auprès de 1 712 structures, afin de mieux comprendre les difficultés rencontrées et à mesurer dans quelle mesure les outils RH et SIRH peuvent les aider à sécuriser leurs organisations, fidéliser les équipes et continuer à accompagner les publics fragiles.

Une pénurie RH qui touche directement les bénéficiaires

Près d’une structure sociale ou médico-sociale sur deux ont déjà dû annuler ou reporter une prestation faute de personnel, et quatre sur dix ont été contraintes de refuser de nouveaux bénéficiaires ou de nouvelles inscriptions. Face aux pénuries de personnel, la crise RH n’est plus seulement un problème de recrutement mais elle affecte directement la continuité de l’accompagnement des publics fragiles.

Le signal d’alarme est déjà tiré

Si rien ne change, la crise RH pourrait devenir une crise d’accès aux services. En effet, près de 7 structures sur 10 disent être déjà contraintes de réduire leur activité, ou craindre de devoir le faire d’ici trois ans.

La crise RH s’enracine dans le social

La situation des structures sociales et médico-sociales semble de plus en plus alarmante.

En effet, 86 % des organismes interrogés déclarent avoir eu au moins un poste vacant pendant plus de trois mois au cours des douze derniers mois, et 68 % au moins deux postes.

Les structures de terrain sont effectivement très exposées car pour dénicher un professionnel de terrain, ou faire face à des postes devenus impossibles à pourvoir, 67 % des structures sociales et médico-sociales mettent plus de 3 mois à recruter.

Il est également important de noter que 10 % des postes semblent impossibles à pourvoir.

Enfin, il existe un pic à 3 à 6 mois car si les tensions sont fortes, toutes les structures ne cherchent pas uniquement des profils diplômés rares.

Les remplaçants (52 %), les aides à domicile (48 %), les auxiliaires de vie (46 %) et les aides-soignants (43 %) apparaissent comme les profils les plus difficiles à recruter, confirmant une tension très forte sur les métiers de première ligne.

Trop d’administratif et moins d’humain

6 salariés sur 10 des structures sociales et médico-sociales estiment consacrer plus de 20 % de leur temps à des tâches administratives, de coordination ou de reporting, au détriment de l’accompagnement direct des bénéficiaires.

Ainsi, pour une majorité de salariés du secteur social et médico-social, le temps passé à accompagner les publics fragiles est désormais grignoté par un travail purement de gestion.

La crise RH se traduit directement dans la qualité perçue de l’accompagnement : 7 salariés sur 10 avouent avoir eu, au moins plusieurs fois par mois, le sentiment de ne pas pouvoir accompagner correctement un bénéficiaire faute de temps ou de moyens. Plus grave encore, 4 sur 10 vivent cette situation chaque semaine ou chaque jour.

Les professionnels du social travaillent souvent ou toujours sous pression et manquent cruellement de temps et de moyens. De plus, ils sont exposés à des horaires irréguliers, au temps partiel subi, à la pénibilité et à des journées fragmentées, notamment dans l’aide à domicile.

Avec un absentéisme élevé, un taux de vacance de nombreux postes et un taux de rotation problématique, les services se retrouvent automatiquement dégradés.

Ainsi, près de 6 salariés sur 10 déclarent avoir dû informer une famille ou un usager au moins 4 fois dans l’année d’une dégradation ou interruption de service due au manque de personnel. Et près d’un tiers l’auraient fait plus de 10 fois ou de manière régulière.

Derrière les difficultés de recrutement du secteur social et médico-social, c’est aussi la fidélisation qui vacille : près de 3 salariés sur 4 (73 %) ont déjà envisagé de démissionner, faute de pouvoir exercer leur métier dans de bonnes conditions dont plus d’un quart qui y penseraient régulièrement (27 %).

Même si ces métiers gardent un fort sens humain, les conditions d’exercice dégradées empêchent beaucoup de professionnels de les recommander franchement. En effet, 9 salariés sur 10 ne recommanderaient pas leur métier sans réserve à un jeune en orientation, et plus de 4 sur 10 iraient même jusqu’à le déconseiller.

Méthodologie :

Enquête réalisée en ligne du 13 au 20 mai 2026 auprès de 1 712 salariés travaillant au sein de structures du secteur social et médico-social en France.

Les répondants exercent dans différents types d’établissements et services : crèches et structures de la petite enfance, services d’aide à domicile et à la personne, réseaux associatifs d’aide à domicile de type ADMR, structures d’action sociale sans hébergement, structures d’addictologie, ACPA / ACPAA ou structures assimilées, petits EHPAD privés, associations médico-sociales et autres structures sociales ou médico-sociales.

Le sondage a été réalisé à partir du panel BuzzPress France, composé de 27 700 personnes. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, afin de refléter la diversité des salariés du secteur social et médico-social. Les variables de contrôle retenues sont le sexe, l’âge et la région.

Les résultats ont ensuite été compilés, contrôlés et pondérés afin de corriger les éventuels écarts de structure de l’échantillon. Le redressement a notamment été effectué sur la variable du statut professionnel, ainsi que sur la répartition des répondants par type de structure.

Les pondérations s’appuient sur des données administratives et sur les données de référence disponibles auprès de l’INSEE et du répertoire FINESS. Des contrôles qualité ont été appliqués afin d’exclure les réponses incomplètes, incohérentes ou manifestement non exploitables. Données traitées conformément au RGPD.

À propos de Staff & Go

Simplifier les RH pour que les dirigeants se concentrent sur l’essentiel, quelle que soit la taille de leur entreprise : c’est l’ambition de Staff & Go depuis sa création en 2020 par Hakim Baradi et Fouad Sevimli.

Pensée pour les TPE, PME et petites ETI, la solution française casse la logique des SIRH complexes et surdimensionnés en proposant une plateforme 100 % modulaire : 9 modules, plus de 200 combinaisons possibles, intégrés en API avec les principaux logiciels de paie. Résultat : un SIRH réellement sur mesure, activable selon les besoins et le budget de chaque entreprise.

Distribuée via un réseau d’experts-comptables partenaires, Staff & Go accompagne aujourd’hui plus de 15 000 entreprises dans la gestion et la sécurisation de leurs obligations sociales et réglementaires.

Notée 4,9/5 sur Trustpilot, la start-up s’impose comme l’un des acteurs les plus dynamiques du marché.

Pour plus d’informations : https://staffngo.com/

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