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Otites, cystites, piqûres, … Ce que plus de 670 000 téléconsultations révèlent sur la santé des Français pendant les vacances

Pour la première fois, Qare analyse deux étés consécutifs de téléconsultations afin de dresser la cartographie des pathologies estivales et les nouveaux usages de la téléconsultation

Juillet 2026 – Chaque été, les habitudes de vie des Français évoluent, et avec eux leurs problèmes de santé. Baignades, fortes chaleurs, activités de plein air, déplacements ou repas pris hors domicile font émerger des pathologies bien spécifiques. Dans le même temps, l’accès aux soins devient plus complexe : selon l’Assurance Maladie, les consultations en cabinet diminuent de près de 25 % durant l’été, en raison notamment des congés et de la fermeture de nombreux cabinets médicaux. Face à cette réalité, la téléconsultation s’impose progressivement comme une solution de recours pour accéder rapidement à un professionnel de santé.

Pour mieux comprendre ces évolutions, Qare, leader français des sociétés de téléconsultation, agréé par le ministère de la Santé, a analysé plus de 670 000 téléconsultations réalisées en juillet et août 2024 et 2025, et dresse une photographie inédite des préoccupations sanitaires des Français pendant leurs vacances.

L’analyse fait émerger deux enseignements majeurs : les vacances dessinent une véritable géographie des pathologies estivales, tandis que la téléconsultation devient un outil de plus en plus utilisé pour assurer la continuité des soins lorsque l’accès au médecin est plus difficile.

« Les vacances ne mettent pas les besoins de santé entre parenthèses : elles les transforment. Nos données montrent que les Français consultent davantage pour des pathologies directement liées à leurs activités estivales, mais aussi pour assurer la continuité de leur suivi médical lorsqu’ils sont éloignés de leur médecin traitant, ou que celui-ci n’est pas disponible. La téléconsultation répond précisément à cette double réalité : prendre en charge les maux de l’été, tout en garantissant un accès rapide à un professionnel de santé partout en France, même dans les zones reculées. » – Dr Julie Salomon, directrice médicale de Qare

Les vacances d’été ont leur propre cartographie médicale

L’analyse met en évidence une corrélation très nette entre les activités estivales et les motifs de téléconsultation. Les baignades favorisent les infections de l’oreille, la chaleur augmente certaines infections cutanées ou gynécologiques, les repas pris hors domicile (camping, voyage, etc) sont associés à davantage de troubles digestifs tandis que les activités de plein air favorisent les piqûres d’insectes.

Les pathologies qui progressent le plus pendant l’été :

Otite externe : +118 %

Otite moyenne : +76 %

Impétigo : +57 %

Otalgie : +56 %

Piqûres d’insectes : +33 %

Zona : +27 %

Goutte : +25 %

Intoxications alimentaires : +23 %

Rashs et éruptions cutanées : +23 %

Herpès : +21 %

Si certaines pathologies connaissent les plus fortes progressions en été, ce sont les cystites qui demeurent de loin le premier motif de téléconsultation (plus de 8 500 téléconsultations chaque été), suivies par :

Les mycoses (Plus de 2 200 téléconsultations)

Les otites (Près de 2 000 téléconsultations)

Les affections vulvovaginales (Plus de 1 400 téléconsultations)

Les données montrent également que les épisodes climatiques influencent directement les motifs de recours aux soins et l’usage de la téléconsultation. Les téléconsultations liées aux effets de la chaleur et de l’exposition solaire restent supérieures au reste de l’année en 2025 (+13 %), même si le phénomène était nettement plus marqué lors de l’été 2024 (+174 %), du fait d’épisodes caniculaires plus intenses.

Ce résultat se reflète aussi dans l’épisode caniculaire du mois de juin 2026 : en juin 2026, Qare a enregistré une hausse de 16% de téléconsultations (vs juin 2025). 6% de l’ensemble des téléconsultations de médecine générale sur le mois de juin étaient imputables aux motifs « effets de la chaleur” (téléconsultations pour ce motifs x10 dans les départements placés en vigilance rouge).

Qui téléconsulte pendant les vacances : le profil des patients évolue

Contrairement aux idées reçues, les téléconsultations estivales concernent moins souvent les enfants (10,9 % contre 12,9 % le reste de l’année), probablement en raison d’une moindre circulation des virus saisonniers et de la pause des activités scolaires.

À l’inverse, les adultes de plus de 30 ans sont davantage représentés, tout comme les femmes, dont la part progresse (63,3 % des consultations estivales). Cette évolution est cohérente avec la forte présence de pathologies comme les cystites ou les mycoses vaginales parmi les principaux motifs de consultation.

Autre enseignement marquant : les patients en affection longue durée (ALD) représentent 5,0 % des téléconsultations en été, contre 3,7 % sur le reste de l’année. Ces données montrent que la téléconsultation n’est pas uniquement utilisée pour les « maux des vacances ». Elle constitue également un véritable outil de continuité des soins pour les patients qui doivent poursuivre leur suivi médical malgré les déplacements estivaux.

La téléconsultation : véritable solution d’accès aux soins des vacances estivales ?

Chaque été, près de 350 000 téléconsultations sont réalisées sur Qare, soit près de 15 % de son activité annuelle.

Réalisables 7 jours sur 7, de 6 heures à 23h, les téléconsultations permettent d’obtenir rapidement un avis médical, une ordonnance lorsque cela est indiqué ou une orientation adaptée, sans attendre le retour de son médecin traitant, ou de quitte son lieu de vacances.

Méthodologie – Qare, un observatoire de tendances de santé du quotidien des Français

Cette étude repose sur l’analyse de 671 892 téléconsultations agrégées et anonymisées réalisées sur la plateforme Qare durant les mois de juillet et août 2024 et 2025.

Depuis sa création il y a neuf ans, Qare a réalisé plus de 10 millions de téléconsultations auprès de 3,5 millions de patients, constituant l’une des plus importantes bases de données de téléconsultation en France.

Afin de garantir une analyse homogène des motifs de consultation, les équipes médicales de Qare s’appuient sur la Classification internationale des maladies (CIM-10). À l’issue de chaque téléconsultation, le professionnel de santé renseigne le motif médical correspondant, permettant d’analyser, de manière groupée et totalement anonymisée, dans le respect de la règlementation applicables à la protection des données de santé, les principales problématiques de santé rencontrées par les Français, selon les mêmes référentiels que ceux utilisés en médecine de ville et à l’hôpital.

Cette approche permet de suivre l’évolution des motifs de recours aux soins au fil des saisons, mais également d’étudier les profils des patients (âge, sexe, affection longue durée, etc.) afin de mieux comprendre les tendances de santé observées sur le territoire.

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